L'Eglise St Pierre et St Eutrope

L'Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Eutrope remonte au 12ème siècle, mais, dans son aspect actuel, elle est en grande partie du 15ème siècle.

L'entrée, ouvrant sur la nef, est formée d'un portail au cintre aplati, surmonté d'une ouverture ronde, et encadré de deux fenêtres ogivales. Mais cette entrée incommode a été remplacée par un portail latéral du 15ème siècle, qui, paraît-il, était autrefois protégé par un porche.

A droite de ce portail, se dresse le clocher carré, du 12ème siècle, ajouré de belles fenêtres ogivales, surmonté du toit beauceron, c'est-à-dire à deux pentes. Sur ce toit émerge une petite tourelle pointue comme pour faire apparaître au loin le clocher qui n'est pas très haut.

Dans ce clocher se trouvent deux cloches datant de 1834. La première, Pierre-Gabriel, a eu comme parrain et marraine, Pierre Hureau et Gabrielle de Sauveboeuf ; la deuxième, Marie-Victoire, comme parrain et marraine, Antoine Fougeu et Victoire Moreau, veuve Rousseau. Les précédentes cloches, enlevées à la Révolution, s'appelaient Marie-Angélique, baptisée le 5 Avril 1657, et Jeanne-Magdeleine-Victoire, dite la grosse cloche, baptisée le 4 Mars 1784.

L'Eglise à son chevet, est éclairée par une grande fenêtre gothique partagée en trois. Sur le côté opposé au clocher, façade nord, il y a a cinq fenêtres ogivales avec une porte timbrée d'un écu sans armoiries.
A l'intérieur, on y retrouve des traces du 12ème siècle dans les colonnes du choeur et du sanctuaire (nef voûtée d'arêtes,culs-de-lampe). Quant à la nef et aux bas-côtés, c'est du 15ème et du 16ème siècle. Dans cette partie de l'Eglise, on peut peut voir inscrite la date de 1521. Dans le bas-côté droit, en partie remanié, il y a une date moins ancienne de 1733.

Parmi le mobilier se trouvent deux petites statues en bois encadrant le maître-autel : Saint Jean-Baptiste (16ème siècle) et la Vierge avec l'Enfant. Dans le Chœur, un lutrin-aigle, en bois sculpté et doré de 1688, style Louis XIV. Au début de la nef, deux statues de saints, en bois. Une plaque de fondation de messes est fixée à l'entrée.

St Jean BaptistePlaque de fondation des messesLutrin-aigle

Dans le bas-côté gauche, un panneau ovale peint (72 cm x 51 cm), représentant la danse ou adoration du Veau d'Or. Cette œuvre a été volée près de 15 jours après la première journée du patrimoine, en Décembre 2002. Propos recueillis par M. Guy Marlin que nous remercions. Pour plus d'informations, consultez :

la base Palissy du Ministère de la Culture.


Le Veau d'or

Et dans la sacristie, un tableau représentant Saint Pierre, patron de la paroisse.
Le confessionnal est du 18ème siècle. Peinture sur bois du 17ème siècle (Descente de Croix).

Contact

Prêtre responsable du secteur de la Beauce : Père Olivier BUXERAUD

Accueil : 1 rue de Dourdan

Contact : Paroisse : 01 64 95 20 07

Saint Pierre

Fils de pêcheur et pêcheur lui-même, simple, ignorant, sans éducation, il entend le Fils de Dieu lui adresser cet appel singulier: "Suis-Moi, Je te ferai pêcheur d'hommes."
Parmi tous les Apôtres, il brille par sa foi énergique et reconnaît en Jésus le Christ, Fils de Dieu. Il ne quitte jamais le Sauveur, il est de toutes les grandes occasions de la vie du Maître. Malgré son triple reniement au jour de la Passion, faute si noblement réparée ensuite, il est confirmé comme chef des Apôtres et chef de l'Église. Son siège renversera bientôt celui des Césars, et l'humble pêcheur aura un nom plus immortel que les plus grandes célébrités de tous les siècles.
Jésus avait dit autrefois à Ses Apôtres: "Le disciple n'est pas plus que le Maître; si on Me persécute, on vous persécutera." Saint Pierre devait avoir, en effet, le sort de Jésus-Christ et arroser de son sang l'Église naissante. Le prince des Apôtres eut à endurer les souffrances d'un long emprisonnement. Pierre fut condamné au supplice de la Croix; mais, par humilité, se jugeant indigne d'être crucifié comme le divin Maître, il demanda à être crucifié la tête en bas, ce qui lui fut accordé. Arrivé au lieu du supplice, Pierre ne put contenir la joie de son coeur: "C'est ici l'arbre de vie, cria-t-il au peuple, l'arbre où a été vaincue la mort et le monde racheté. Grâces à vous, Fils du Dieu vivant!"

Saint Eutrope

Une tradition abondante et fort enjolivée au Moyen Age a fait de saint Eutrope le premier évêque de la cité des Santons (Saintes) et un martyr.
C'est Grégoire de Tours qui, au travers d'un récit compliqué, fait d'Eutrope un martyr qui aurait été envoyé à Saintes par le pape saint Clément lui-même au premier siècle.
La tradition véhiculée par le poème (Carmina) de Fortunat est plus sobre et recouvre sans doute mieux la réalité historique. Elle nous apprend surtout la réparation de l'église portant le nom d'Eutrope, par saint Léonce au VI ème siècle.
Il faut enfin noter qu'il n'est pas impossible que ce saint ait quelque rapport avec l'Eutrope qui écrivit à Cerasia, et dont l'existence nous est connue par le prêtre Génnadius de Marseille au Vème siècle. La découverte à sensation faite le 19 mai 1843 d'un sarcophage-reliquaire enfoui depuis les Guerres de religion dans le sous-sol de la crypte de la basilique saintaise, et portant l'inscription « Eutropius » a eu pour effet de réveiller le culte de saint Eutrope au XIXème siècle, bien que l'interprétation qu'il faille donner à cette découverte soit fort controversée.
Aujourd'hui saint Eutrope est le personnage-symbole de la première évangélisation de la Saintonge. Mais, s'il est difficile de contester son historicité, rien n'est véritablement connu de son activité, ni même l'époque exacte où il a vécu.

Le saviez-vous ?
Saint Pierre se fête le 29 Juin
et Saint Eutrope le 30 Avril